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Affaire France 2 – Enderlin : le CSA remplira-t-il enfin sa mission ?

Mis en ligne le 1er juillet 2005

De nombreux lecteurs nous demandent pourquoi Media-Ratings insiste depuis plusieurs mois sur la mise en scène qui a été diffusée le 30 septembre 2000 par France 2.

La réponse est simple : ces images sont réellement le fruit d’une mise en scène et il est absurde de constater que France 2 nie l’évidence.

De plus, suite aux différentes analyses que nous avons publiées sur cette affaire, France 2 a, contre toute logique, engagé une procédure judiciaire à notre encontre. En effet, la chaîne publique nous accuse de la diffamer lorsque nous affirmons que les images en question sont une mise en scène.

Précisons enfin, que si nous répétons sans aucune hésitation nos affirmations, c’est parce que nous avons longuement analysé les éléments de preuves et les déclarations apportés par les personnes suivantes :

- Nahum Shahaf qui est le chercheur israélien qui a découvert cette imposture,

- Gérard Huber qui est la personnalité francophone qui a donné une véritable retentissement à cette affaire en la faisant découvrir à différents médias, français, américains et israéliens, et qui a publié en janvier 2003 Contre expertise d’une mise en scène aux éditions Raphaël,

- Luc Rosenzweig qui est l’ancien chroniqueur TV du Monde,

- Daniel Leconte et Denis Jeambar, dont nous vous invitons à lire les déclarations.

Avant de traiter dans une prochaine analyse des comportements de certaines personnalités politiques et médiatiques, nous souhaiterions aujourd’hui porter à la connaissance du public et des rédactions françaises l’attitude du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) sur l’affaire France 2 –Enderlin.

Voici le récit précis des échanges écrits, téléphoniques et électroniques que nous avons eus avec le CSA.

Le 3 mars 2005, le président de Media-Ratings, Philippe Karsenty, a eu une conversation téléphonique de 17 minutes avec M. Dominique Baudis, président du CSA. Au cours de cet entretien, M. Baudis a expliqué que les éléments que Media-Ratings présentait étaient « troublants » et nous a encouragé à saisir officiellement le CSA.

Notre requête officielle a été transmise au CSA le 18 mars 2005.

Le président du CSA nous a répondu le 30 mars 2005 que son institution était très sensible aux questions que nous soulevions.

Au bout de quelques semaines, nous avons cherché à entrer en contact avec M. Baudis pour comprendre pourquoi nous n’obtenions pas de réponse.

Philippe Karsenty n’a pu parler avec M. Baudis mais s’est entretenu pendant 13 minutes avec M. Camille Pascal, son directeur de cabinet.

M. Karsenty a alors cherché à comprendre pourquoi le CSA ne remplissait pas, sur cette affaire, sa mission.

Devant l’insistance du président de Media-Ratings à obtenir une réponse, M. Pascal n’a eu d’autre réponse que d’affirmer que Philippe Karsenty appartenait « aux services secrets israéliens ».

Devant l’énormité de ces propos, Philippe Karsenty a demandé à M. Pascal de les répéter. Ce qu’il a fait instantanément, sans hésiter.

Est-il utile ici de rappeler que M. Philippe Karsenty n’est que le président de Media-Ratings, et non le membre d’un quelconque service secret ?

Ajoutons qu’au cours de cette conversation et d’échanges de mails, M. Pascal avait affirmé que cette affaire nécessitait une « enquête policière » et que celle-ci était en cours. De plus, M. Pascal écrivait le 20 mai 2005 « que l’instruction de [notre] saisine touchait à sa fin » et que « les conclusions nous seront connues au début de la semaine prochaine ».

La réponse officielle est arrivée le 24 mai 2005.

Le CSA a refusé de répondre sur le fond de l’affaire et a fait référence à un arrêt du Conseil d’Etat, qui ne s’applique pas à notre cas, sur des images diffusées le 29 septembre 2002 sur France 3 alors que nous saisissions le CSA sur des images diffusées par France 2 le 30 septembre 2000.

Pas la même chaîne, pas la même date !

Comment justifier qu’une « enquête policière » ait eu lieu et que les résultats ne nous aient pas été transmis ?

Est-ce parce que les conclusions étaient trop dérangeantes pour la chaîne et pour l’institution qui est chargée de veiller à son bon fonctionnement ?

Le 2 juin 2005, nous avons fait parvenir un dossier à chacun des Conseillers du CSA afin qu’ils puissent apprécier par eux-mêmes la légitimité de notre demande.

Ces envois sont restés sans réponse.

Le 30 juin 2005, nous avons envoyé au président du CSA, ainsi qu’à chacun des huit autres Conseillers, une nouvelle demande afin qu’ils réexaminent le dossier que nous leur avons soumis.

Suite à notre saisine, ainsi qu’à nos nombreuses relances, comment expliquer l’autisme du CSA et de ses Conseillers, à quelques exceptions près ?

Une question reste donc posée dans cette affaire : le CSA remplira-t-il enfin sa mission qui est « d'assurer le respect, par les diffuseurs, de leurs obligations en matière de programmes. Ces obligations portent essentiellement sur … l’honnêteté de l'information ».

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