Media-Ratings observe et analyse le contenu des médias suivants :
&
  • d'autres médias écrits et audiovisuels

Nicolas Sarkozy n’est plus la coqueluche des médias

Mis en ligne le 30 janvier 2005

Le 25 janvier 2005, le gouvernement français a annoncé un surplus de rentrée fiscales de plus de 9 milliards d’euros pour l'année 2004, entraînant une baisse inattendue du déficit budgétaire.

Ce résultat est dû à l’application du budget 2004 élaboré par l’ancien ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, Francis Mer (7 mai 2002 - 30 mars 2004) et son ministre délégué au Budget, Alain Lambert.

Nicolas Sarkozy, qui a succédé à Francis Mer au poste de ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie (31 mars 2004 - 29 novembre 2004) et son secrétaire d’Etat au Budget et à la Réforme budgétaire, Dominique Bussereau, ont aussi contribué a ce bon résultat en tenant fermement les dépenses de l’Etat pendant l’exécution du budget 2004.

Hervé Gaymard et Jean-François Copé n’ont remplacé MM. Sarkozy et Bussereau qu’à partir du 29 novembre 2004.

On peut se demander alors pourquoi la plupart des médias français ont attribué ces bons résultats aux seuls nouveaux arrivants ?

Ainsi, Le Monde du 25 janvier 2005, L’Humanité du 26 janvier 2005 et l’ AFP ont rendu compte de ce surplus de rentrées fiscales sans même rappeler les rôles de MM. Mer, Lambert, Sarkozy et Bussereau dans cette réduction du déficit budgétaire.

Ces omissions sont d’autant moins compréhensibles que Jean-François Copé avait pris soin, lors de la présentation de ces résultats, de rappeler le rôle évident de ses prédécesseurs dans la réduction du déficit budgétaire.

De même, les photos choisies par les différents médias pour illustrer les articles annonçant ces rentrées fiscales inattendues sont étonnantes : l’ AFP affiche MM. Gaymard et Copé, La Croix et Le Monde préfèrent Jean-François Copé tandis que La Tribune et Les Echos mettent en valeur Hervé Gaymard.

Notons que Le Figaro du 26 janvier 2005 et Libération du 26 janvier 2005 ont correctement rappelé le rôle joué par les prédécesseurs de MM. Gaymard et Copé dans le surplus de recettes fiscales.

Lorsque Nicolas Sarkozy était au gouvernement, il était félicité pour des actions politiques dont il n’était pas toujours le seul responsable. Ainsi, lorsque de réels succès dans la lutte contre la violence routière ont été obtenus, ceux-ci lui étaient le plus souvent exclusivement attribués alors que Gilles de Robien, ministre en charge des Transports, était bien souvent oublié.

Depuis qu’il a quitté le gouvernement, Nicolas Sarkozy serait-il moins choyé par certains médias français?

Le Monde, L’Humanité et l’ AFP ont donc enfreint les critères suivants de la méthode PHILTRE : critère de Précision (exactitude et contextualisation de l’information) et critère d’ Exhaustivité ( non recours à l’occultation volontaire de certaines informations).

N'hésitez pas à réagir à cet article
Envoyer cet article à un ami
Recevez l'actualité de Media-Ratings :

contact@M-R.fr