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Quelques questions après la libération de Christian Chesnot et de Georges Malbrunot

Mis en ligne le 29 décembre 2004

Les otages français ont été libérés et nous pouvons tous nous en réjouir. Il ne reste plus qu’à espérer que tous les otages aux mains des terroristes qui sévissent en Irak, et ailleurs, seront bientôt libérés.

Maintenant que la sécurité de Christian Chesnot et de Georges Malbrunot n’est plus en cause, quelques éclaircissements peuvent être apportés.

Dès le 1er septembre 2004, nous publiions une perle « Chesnot et Malbrunot : certains masques seraient-ils en train de tomber ? » qui faisait référence aux engagements militants supposés de nos deux journalistes pris en otages.

Il semble que leur heureuse libération ne soit pas étrangère à leur parti pris dans la défense des causes irakiennes et palestiniennes comme ils l’ont eux-mêmes affirmé dans leurs déclarations post-enlèvement.

En conséquence, s’ils venaient à écrire à nouveau sur le Proche-Orient, il faudra donc se souvenir que leurs articles ne seront pas ceux de journalistes objectifs mais bien ceux de partisans engagés dans la défense de causes diverses.

L’autre voile qui peut être levé, maintenant que les otages français sont libérés, c’est la réalité des deuxièmes et troisièmes enregistrements qui ont été présentés aux familles et à certains dirigeants politiques français.

En ce qui nous concerne, nous avions mis en doute l’authenticité de ces enregistrements dès le 19 octobre 2004 - Otages français : servilité des médias français - et annoncé dès le 25 octobre 2004 que le gouvernement avait transmis une troisième cassette aux familles.

Rappelons que cette troisième cassette n’a été révélée au grand public que le 12 novembre 2004 : Otages français : nouvelle manipulation médiatique du gouvernement français relayée par certains médias.

Maintenant que tout va bien pour nos ex-otages, les médias français pourraient demander au gouvernement de faire preuve de transparence en montrant la deuxième et la troisième cassette, en intégralité et en version originale, afin de démontrer que rien n’a été caché ou falsifié.

Si les médias français ne soulèvent pas ces questions, on peut espérer que l’opposition le fera.

Sur l'épisode des otages français, les chaînes arabophones se sont également singularisées. Certaines pour le meilleur, comme la chaîne al Hurra, d'autres au détriment de leur crédibilité, comme al Jezira.

En effet, constatant que Media-Ratings est un des rares médias à informer ses lecteurs sans chercher, nécessairement, à répondre aux injonctions du Quai d’Orsay, la télévision al Hurra a questionné en direct le président de Media-Ratings dès le mardi 21 décembre 2004.

L’interview a porté sur les conditions de la libération de Christian Chesnot et de Georges Malbrunot ainsi que sur les contreparties financières et politiques qui auraient été consenties par le gouvernement français aux ravisseurs et à leurs alliés.

De son côté, al Jezira a perdu toute crédibilité en prenant ouvertement parti pour la libération des otages français en raison de considérations politiques alors que cette chaîne ne l’avait jamais fait pour sauver les autres otages aux mains des ravisseurs irakiens.

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