Media-Ratings observe et analyse le contenu des médias suivants :
&
  • d'autres médias écrits et audiovisuels

Décapitation de Nick Berg : peut-être qu'on ne sait pas tout ?

Les médias français (et internationaux) ont annoncé la décapitation de Nick Berg le 11 mai 2004, sans jamais la diffuser. Il a juste été précisé que la vidéo de cet assassinat était visible sur internet et seules quelques images figées ont été montrées. Aucune analyse du contenu réel de cette vidéo à l’image extrêmement floue n’a été réalisée.

Or, la répulsion que provoque ce type d’image ne doit pas empêcher l’analyse.

En effet, des lecteurs nous ont alerté et nous ont amené à porter un regard critique sur cette vidéo.

La scène, disponible sur le net est extrêmement violente. Si vous avez le cœur bien accroché vous pouvez visualiser cette vidéo en cliquant ici : http://encoderx.co.uk/nickberg/

Dans cette séquence vidéo, on distingue un homme qu’on nous dit être Nick Berg assis devant cinq hommes cagoulés, tous face à la caméra. Après la lecture d’un texte en arabe, un des hommes cagoulés sort un couteau, allonge violemment l’homme et l’égorge.

Nous y avons repéré une accumulation d’incohérences qui nous permet de douter de la version et des explications qui ont été données de cette décapitation.

Voici donc ces éléments perturbants qui nous conduisent à mettre en doute la version officielle :

- Nick Berg porte une combinaison orange identique à celles que portent les détenus du camp de Guantanamo, identique donc à celles dont dispose la police militaire américaine.

- La chaise, les peintures murales, et dans une moindre mesure, la couleur du sol, correspondent à celles des photos prises récemment à Abou Ghraib.

- Les terroristes portent des gilets pare-balles, les mêmes que ceux portés par la police militaire américaine. Leurs chaussures ressemblent à des chaussures militaires. L’un d’entre eux porte une paire de baskets blanches.

- Les terroristes ont la peau blanche.

- L’ assassin égorgeur à été présenté par le site internet qui a diffusé cette vidéo pour la première fois comme étant Abou Moussab al Zarkaoui un jordano-palestinien considéré comme le membre le plus actif d'al-Qaïda en Irak. Al Zarkaoui a été grièvement blessé à une jambe en Afghanistan dont une partie a été amputée. Il porte une prothèse et boite de manière prononcée. Or l’ exécuteur de la vidéo est souple et ne boite pas.

- Les arabophones ayant visionné la bande vidéo affirment que celui qui est présenté comme al Zarkaoui parle l’arabe avec un accent étranger.

- Il apparaît assez clairement que le bourreau ne lit pas le document qu’il a entre les mains. Entre 2 min 45 et 2 min 53 après le début de la séquence il s’emmêle dans ses feuilles et la voix continue de narrer sans aucune hésitation.

- Lors du discours du personnage central (jusqu’à 2:44:34 en incrustation vidéo) la faible mobilité de Nick Berg, contraste avec les mouvements des terroristes en arrière-plan.

- Les cris liés à l’égorgement se font violemment entendre alors que l’ égorgeur n’a pas encore sorti son couteau. Notons que ce couteau n’est pas un modèle traditionnel arabe (lame droite et non courbe).

- 4 min 41 après le début de la séquence, au moment ou Nick Berg est jeté au sol et ou les terroristes s’apprêtent à lui trancher la tête, l’image est coupée. Y-a-t-il a deux caméras ? Y-a-t-il eu un montage de ce film ? Notons que le son n’est absolument pas coupé et que les cris et la voix se prolongent sans discontinuer.

- Entre 13:45:48 et 13:46:00 (heure incrustée dans l’image), la caméra bouge très vite, tremble énormément et zoome violemment. A ce moment ci, il n’y a plus d’images clairement visibles pendant une dizaine de secondes alors que les hommes cagoulés commencent à trancher la gorge de Berg.

- Nick Berg saigne peu lorsqu’il est décapité. Nous avons interrogé des bouchers pour avoir leur avis. Il en ressort que selon eux, l’ égorgement aurait dû provoquer plus de sang.

Selon le journaliste d’enquête Ritt Goldstein dans l’édition du 22 mai du quotidien Asia Times qui cite le docteur John Simpson, directeur des services de chirurgie au Royal Australasian College of Surgeons, et l’expert médico-légal Jon Nordby, chercheur associé au American Board of Medicolegal Death Investigators : Nick Berg n’est pas mort devant les cameras.

Ainsi, on peut penser que si Nick Berg avait été vivant au moment de sa décapitation, les terroristes qui l’entouraient auraient été éclaboussés par des giclées de sang.

Notons qu’il n’y pas non plus de sang sur les murs ni sur les mains des terroristes et que le corps de Nick Berg ne réagit pas à la décapitation.

Tout au long de la séquence vidéo (qui est floue), on ne voit à aucun moment distinctement les yeux de Nick Berg. On ne sait pas si ses yeux sont ouverts ou fermés : on ne voit donc pas s’il est vivant ou déjà mort pendant la séquence vidéo.

Cette énumération des incohérences entre nos observations et la version qui a été transmise par les médias n’est pas exhaustive.

Media Ratings ne peut apporter aucune explication crédible à ces incohérences, mais pose les questions suivantes :

- quelles sont les explications de ces incohérences ?

- pourquoi ces incohérences n’ont-elles pas été signalées par les autres médias ?

Nous espérons sincèrement que nous en saurons plus prochainement. Nous ne manquerons pas de vous informer des résultats de nos recherches.

N'hésitez pas à réagir à cet article
Envoyer cet article à un ami
Recevez l'actualité de Media-Ratings :

contact@M-R.fr