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Alexandre Adler selon Libé : un juif obèse, riche et avide de pouvoir

Le portrait de dernière page de Libération est une institution dans la presse française.

Ce samedi 19 juin, Alexandre Adler y avait droit.

Stéréotyper des sujets par race, âge, religion, orientation sexuelle, aspect physique, ou autres est selon la méthode PHILTRE un manquement grave au critère de Responsabilité.

De mémoire d’analyste de Media-Ratings (1 mois d’existence, quand même !), nous n’avons jamais trouvé de papier violant à ce point le critère de Responsabilité.

En effet, ce papier stéréotype M. Adler sur au moins deux critères : sa religion et son apparence physique.

Nous vous invitons à lire cet article de Libération et à constater par vous-même que les quatre principales informations qui s’y trouvent sont qu’Alexandre Adler est gros, riche, juif et avide de pouvoir.

Extraits d’une narration stéréotypée (insinuations, jeux de mots ou détournements de sens) :

Il est gros : « boulimique », « De larges bretelles vertes contiennent son encombrant quintal dans une chemise blanche et un pantalon géant. Il manque juste un cigare «dominicain goût banane » pour achever sa parfaite panoplie de tycoon new-yorkais rigolard. Ou de Paul-Loup Sulitzer prérégime, cou et tronc confondus », « l'un de ses surnoms : Triple Crème. Allusion sûrement déplacée à son obésité », « profil boulimique », « truculent », « son amour des plats en sauce », « Triple Crème désigne surtout sa voracité encyclopédique sans limites, ses tables ouvertes médiatiques et son gargantuesque appétit d'imposer ses visions du monde », « Alexandre Adler mange à tous les râteliers », « la surface émergée de l'Adler ».

Il est riche : « Conseiller éditorial à 60 000 francs mensuels au Figaro », « chroniqueur matinal à France Culture pour 25 000 francs », « il confesse à l'américaine un impressionnant total brut mensuel de 120 000 francs (18 300 euros) », « «Ça peut paraître idiot, lâche-t-il en souriant, mais j'ai besoin d'argent. J'ai une maison à rembourser et je veux laisser quelque chose ».

Il est juif : « son héritage familial. Juif et allemand par ses parents », « Il se défend vigoureusement d'«utiliser les journaux pour faire de l'agitation sioniste» », « Il garde en tête un vieux dicton yiddish de sa mère », « «défendre les siens» dans ce « climat de pogroms encouragé par des prédicateurs» », « Il soutient inconditionnellement Israël, et Sharon, priorité personnelle depuis la seconde Intifada ».

et avide de pouvoir : « Il a largué ses derniers lests de neutralité universitaire (agrégé d'histoire) pour «s'engager» ; «Je suis en guerre », concède-t-il très cash », « superconsultant géopolitique, meuble médiatique », « mange à tous les râteliers », « conseiller occasionnel de Jacques Chirac par exemple («je l'ai vu cinq ou six fois en tête à tête»), qu'il a rencontré via sa femme, Blandine Kriegel, très proche de l'Elysée », « Il est passé de l'universalisme laïque à l'identité défensive » et de « l'université désintéressée aux antichambres ministérielles ».

Mais au fait un juif, gros, riche et avide de pouvoir, ça ne vous rappelle rien ?

Si vous n’êtes pas convaincu par le caractère abject de l’usage de stéréotypes, amusez-vous à imaginer, par exemple, un portrait de Bertrand Delanoë ou d’Yves Saint-Laurent avec autant d’insinuations sur leur homosexualité.

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